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La campagne de commercialisation de la noix brute de cajou 2026‑2027 a démarré le 9 février 2026, avec un prix plancher fixé à 400 FCFA le kilogramme. Dans ce cadre, le Conseil du coton, anacarde, karité a déployé, depuis le 16 février, 28 délégations dans les principales zones de production afin de sensibiliser les acteurs aux bonnes pratiques de qualité.
Conduite par Dr Ouattara Mariam Gniré, directrice de la production et de la durabilité, une mission a entamé sa tournée le 17 février 2026 à Sohouo, dans le département de Korhogo (région du Poro). Objectif : rappeler que la compétitivité de la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial avec plus de 1,5 million de tonnes en 2025, repose désormais sur la qualité.
« Le prix dépend de la qualité. Producteurs, pisteurs et acheteurs doivent adopter des pratiques rigoureuses : noix bien séchées, triées et conditionnées dans des sacs en jute (…) En Côte d’Ivoire, nous avons gagné le pari de la production. En 2025, nous avions une production nationale d’un plus de 1,5 million de tonnes. Aujourd’hui, notre principal défi, c’est de relever la qualité », a insisté Dr. Ouattara Mariam.
Des experts de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) et de l’Université Lorougnon Guédé ont détaillé les critères techniques : densité optimale de 100 arbres par hectare, aération des vergers pour limiter maladies et ravageurs, et contrôle du « grainage ». “Un lot de qualité compte moins de 180 noix par kilogramme. Au‑delà de 200 à 230, nous ne conseillons pas la vente de ce produit, parce la qualité est jugée insuffisante”, a souligné Soro Klotcholoma, coordinateur des filières coton, anacarde, mangue et foresterie à l’ANADER.
Des engagements sur le terrain
À l’issue de la session, plusieurs producteurs ont annoncé vouloir appliquer ces recommandations, notamment l’usage de biopesticides et la réhabilitation des plantations.
Le sous‑préfet de Sohouo, Mohamed Koné, a réaffirmé son engagement à poursuivre la sensibilisation. « La qualité commande le prix », a‑t‑il rappelé, soulignant la volonté des autorités d’assurer aux producteurs des revenus durables grâce à une filière plus performante et mieux structurée.
Olivier Dion

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